d

Service und KontaktContact  Neues Gratis-Inserat erstellen Guestbook   

 

 
 

Bonne visite et à très bientôt....


      Accueil      ¦  Comment  ¦  Photos   ¦ Presse  ¦  Liens  ¦  Livre  ¦ Formation ¦ Galerie cours pierre sèche des pierres et des hommesaspects thérapeutiques de la pierre sèche Cours sur la collinettecours à domiciledes pierres et des hommes

     


       

       

       PS DE DERNIERE MINUTE. Hello, chers amis du caillou, je viens de rentrer de ST-Malo, ce 31 décembre et je viens d'apprendre que tout notre travail entrepris à la forêt de la Praz a été entièrement détruit par un vandalisme furieux et apparemment très bien organisé  .... Ils devaient être nombreux pour dévaster du tridimensionnel sur tant de mètres et costauds! Voilà, je suis allé sur place ce premier janvier 2012 pour constater les dégâts, c'était vraiment une rencontre avec une brutalité destructive. Ils ont tous détruit, rasé,  avec hargne, sur plus de 80 mètres de création. Il n'y na plus rien si ce n'est l'empreinte subtile de leur acte qu'ils continueront de porter à vie. J'ai cherché Pierre d'Ange dans les décombres du tribalisme, que j'ai  fini tant bien que mal par trouver. Je l'ai mis sur mon épaule et libéré de ce bourbier sans précédent, une larme au coin de l'œil, et je suis parti avec, la vie à nos côtés. Comment des hommes peuvent être aussi violent???

   Notre œuvre  minérale prenait une telle ampleur, d'inédits et de formes soudaines grâce à ces pierres merveilleuses, que certaines gens du pays ont eu la peur de leur vie. Et ciel ce que je peux les comprendre.  Fief , territoire, croyances,  domination, soit, désormais  toute l'Europe a conscience. Une fois de plus, l'acte de création nous révèle la prise de risque dans des régions ou l'homme est resté animal.... mais tout cela est instructif. Nous n'avons pas porté plainte auprès de la police, ni voulut d'articles dans la presse pour ne pas donner de continuité. Je pense que les principes existentiels répondront mieux que toute justice humaine. Oui, en effet, impossible  de rester en santé après une telle violence, il sera facile pour les communes de reconnaître qui a agit ainsi. Mais qu'importe! Vous savez, quand une région porte de telles souffrances, libérer le passé de son passé n'est plus du ressort des hommes et lorsque de tels actes réapparaissent dans l'histoire,  il est sage à mon sens d'accepter les faits tels qu'ils sont, mais en toute présence, car c'est cela qui agira pour stopper ces forces de destructions. Nul doute, la vie fait déjà son travail.........  

   Quoiqu'il en soit, il est important d'être bien présent  pour améliorer les relations entre un monde de valeurs passées à reconsidérer et celle d'une nouvelle civilisation  à co-construire, tous ensemble. Toute l'Europe est désormais au courant de ce qui s'est passé. à la forêt de la praz en terre vaudoise. Pourvu qu'un éveil s'éveille dans ces contrées...... Ciel biestal!! les hommes sont à humaniser, toujours et encore.... 

    Dès lors, je suis plus que jamais à l'écoute de nouveaux projets, dans un monde décidément à humaniser à chaque instant. Malgré la tristesse de voir l'homme si violent et haineux, du choc à digérer, la vie nouvelle advient déjà dans le silence, et celui-ci n'abandonne jamais ses enfants. C'est une  intelligence qui accueille le présent , donc, qu'aucune xénophobie ou acte de démence ne peut effleurer.  Jamais....

    Merci encore pour le soutien moral  à travers vos messages et téléphones qui m'ont vraiment fait un grand bien au cœur. Vous savez, même si le caillou ne chante plus physiquement à la forêt de la Praz, tout ce que nous avons fait en ce lieu, chante encore la joie dans nos cœurs, des louanges avec les arbres, avec le peuple des ailes et celui des gousses sans oublier le bleu du Ciel, et cet acte de vie, de liberté, de poésie pure, de moralité, personne ne pourra  nous le prendre, ni nous le voler. Là-même est l'essence de notre action qui dispose de sa propre intelligence et elle ne peut être anéantie par quelconque  acte de barbarie quel qu'il soit, ici en Suisse et partout ailleurs dans le Monde.

T Carbonell

Vandalisme dans les forêts de La Praz - Mont-la-Ville ...

                       un clic ci-dessous, sur en cache pour lire l'article de Dany
dany-schaer.ch/page-a-cote/pierre-seche-la-praz_vandalisme.htmEn cache
Comment annoncer aux « Compagnons de la Pierre Sèche», personnes en situation de handicap, que leur Œuvre n'est plus. Le Cromlech, lieu ressource de ...

 

Du coup, je suis à l'écoute d'un nouveau lieu paisible où je peux former les résidents entre deux chantiers, où l'acte de créer, le partenariat est possible, aussi bien sur des projets traditionnels que sur des inédits de la pierre sèche. Reste ouvert à toutes propositions....  et pourquoi pas créer un lieu de vie pierre sèche, avec plusieurs sortes de pierres, de murs, de techniques, de plantes, ce pourrait être un lieu de pédagogie et d'instruction pour les enfants,  un lieu ouvert aux écoles....la vie continue.... Tel: 079 858 43 08

                          

          Avant........ 

Voici quelques aspects de notre lieu de formation continue Pierre Sèche sur un site classé archéologique en Suisse Romande: Une forêt. En hiver on y voit, en été on s'y perd, par contre en automne, on  y renaît, et quelque soit la saison de l'année, c'est toujours le printemps.  C'est aussi notre lieu ressource de poésie et ceci, grâce aux autorisations des communes de Lapraz et de Mont-La-Ville qui m'ont donné le feu vert pour offrir un regain de vie à cet espace minéral totalement oublié des hommes. Ainsi, nous pouvons désormais nous glisser parmi les chants des oiseaux, l'onde enchanteresse du cromlech et le silence des arbres pour soigner un lopin de terre autrefois "druidisant". ( Encore un grand merci à tous les membres des communes et leurs services,  forestiers et administratifs pour leur ouverture d'esprit, leur confiance et surtout leur bon sens)... Dès lors, entre deux chantiers, pour l'art d'exister, nous œuvrons dans cette forêt pour créer un opéra minéral de pierres sèches.  Nous allons édifié en toute sensibilité, un tridimensionnel dantesque de très longue durée, suite à un chaos sans précédent et partager avec les amoureux des pierres   un moment de bonheur....  

 

                               AOÛT 2011: Article paru dans la revue " Nous Autres: page une  page 2 page 3 page 4

 

 

           ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,, 

 

                                                                 

                                         ...." Quand Un passé se libère de son passé"... Une nouvelle  Etoile s'allume dans le Ciel....

 

                      ,                     

                                                                               Et tout devient alors possible"

      Ce mur est extrêmement long et déconcertant. Face à l'épreuve pharaonique, nous avons décidé de créer des postes, des haltes minérales, et bien sur d'ouvrir des portes, afin de voir plus clair, de dégager les accès, d'enlever les troncs d'arbres effondrés sur le mur, de prêter l'oreille aux pierres que nous allons découvrir sous la Terre, c'est-à-dire celles que nous piochons près des lapiaz, celles qui sont captives auprès des racines des arbres, des monticules de terre suspect, ainsi que celles qui sont enfouies dessous les mousses depuis des lustres.  Ensuite, comme de coutume, place à l'improvisation et aux intentions poétiques. En effet, surtout improviser, sans se cantonner dans des aspects techniques, des livres, des mots, des diplômes, des lignes, des droites, des cordeaux, des gabarits intellectuels, qui auraient été somme toute, sans aucune vie réelle et complètement inadéquat avec la résonnance des habitants de la forêt, à mon sens. ... 

 

                pierre d'ange

     .

            IL ETAIT UNE FOIS UNE PORTE VEGETALE  " Respir"

   

 

                                                                       la porte végétale    

                   .....  Derrière cette porte aux mille odeurs est une forêt Druidisante  qui enchanta nos cœurs. Et, entremêlé au peuple végétal, existait encore, parmi l'oubli et l'abandon, un mur en pierre sèche sans nom. Ah!  ce vaisseau Minéral était bien plus vieux que notre institution Sociale, et nous autres,  poètes du Grand Monde, au premier regard, nous avons dansé avec des pierres, en Ronde. Juste Ciel! Y' en avait des mousses Vertes et des odeurs. Vinzou des ritournelles!  C'est que, cela jasait, du peuples des ailes jusqu'au peuple des gousses...

Mais, une fois enlevé quelques touffes de couleurs,  dissimulé derrière cet aspect de la mort, nous avons découvert un trésor.         

                                                                                                     


                Les pierres heureuses de cette aube nouvelle, nous confient, toutes si belles : " Hé! Chevaliers du caillou qui chante!  Bien beau de causer, de s'émerveiller! Mais, quand il faut créer, ben, faut créer...
Soit! Peu s'en faut! Main dans la main, ombre en lumière, on se jette à l'eau pour construire une seconde porte au goût du Renouveau..
 
Tous au boulot



Christian, l'ancien de notre équipe entend les pierres lui parler avec prestance. Ainsi, ce printemps, il clamait en forêt avec instance:  ......"On va y causer aussi à ces pierres qui chantent"...

    et par ici cela entonne...       

,


Tandis qu'en cet instant, cela fredonne......
,,,,,,,,


et encore là, patati et patata.... vocalise

quelle causette!             



 




*******
...  ....  .. . Le mur en "Devenir" . ..  ... .....   .......



,,

,,,,,,,,,,,,,
,


,


,,
,
,
a suivre.....



ARTICLE parue dans la" Revue nous autres"

Bâtir un mur de pierre, c’est aussi se construire

 

J’ai rencontré les compagnons de la pierre sèche dans la forêt magique de Moiry, à quelques encablures du village de La Praz. Encadrés par Thierry Carbonell, éducateur spécialisé à la fondation St-Georges d’Yverdon-les-Bains, la fine équipe des compagnons construit des murs depuis bientôt deux décennies : un travail gratifiant, qu’ils pratiquent avec bonheur durant toute la belle saison, de début avril jusqu’à la fin octobre.

 

Durant toutes ces années, ils ont dû en faire, des kilomètres de murs de pierres sèches, les joyeux compagnons. Et le plaisir est toujours au rendez-vous, à chaque nouvelle saison qui commence. Christian, spécialiste du tri, du transport et du calage des pierres, confie son impatience de sortir de l’espace confiné de l’atelier de céramique, qui l’ occupe durant tout l’hiver : «les compagnons et moi-même sommes heureux d’être dehors ; c’est motivant et valorisant de travailler à la réalisation d’un mur pierre. Tout au début, nous n’étions que 2 compagnons, avec Thierry Carbonnel». Salopettes vertes et belles bacchantes, Arnaud Mignon surveille attentivement le dégagement d’une belle pièce, qu’il dépose délicatement dans la brouette. Le roi de la pioche, c’est Arnaud Ziggheti, qui n’a pas peur de l’effort physique : « tu la vois, cette grosse pierre sous les racines ?

Je la veux, et je l’aurai ! » : joignant le geste à la parole, à coups de pic rageurs et bien ajustés, il dégage rapidement l’objet convoité. La bonne humeur ambiante va de pair avec l’efficacité ! Frédéric travail au sol, en raison de problèmes de mobilité ; il est naturellement devenu le spécialiste des petites pierres, matériau indispensable pour caller les plus grosses. Quant à Estéban, âgé d’à peine 20 ans, il vient de rejoindre l’équipe il y a deux semaines : « ça me rend heureux de poser des pierres, et ça me tient en forme ».

 

Le projet qui les occupe en cet instant est un mur effondré, et recouvert de mousse, que Frédéric enlève systématiquement ; un mur qui court à travers les bois sur plusieurs centaines de mètres, et dont l’origine remonte probablement au XVIIème siècle, selon Thierry Carbonell : « à l’origine, il s’agit sans doute d’un ouvrage destiné à délimiter les territoires entre les communes de la Praz et de Mont-la-Ville ; à cette époque, les porcs étaient menés en forêt pour consommer les glands du chêne (la glandée) et les faînes du hêtre. En plus d’être une limite territoriale, le mur devait être assez haut pour parquer le bétail ». Arrivé des Cévennes en 1988, il a appris les bases du métier de constructeur grâce à des amis bergers ; il s’est ensuite perfectionné en limousinerie, qui est l’art de construire un mur maçonné à l’ancienne. Edifier un mur de pierre sèche est presque une entreprise philosophique, pour Thierry Carbonell. En tous cas, il y a quelque chose d’identitaire, qui sous tend chaque nouvelle construction. en premier lieu, il y a l’aspect communautaire du travail ; à chacun sa tâche, à la hauteur de son potentiel physique et intellectuel. C’est l’ensemble de ces diverses compétences qui font qu’un mur s’édifie lentement, pas à pas, mais régulièrement ; c’est à chaque fois un peu comme une marche vers un lointain sommet : chaque pas compte, et il faut mesurer son effort pour ne pas perdre le souffle. Il faut aussi savoir garder sa concentration tout au long de l’effort : un seule faiblesse dans l’édifice, et c’est l’ensemble qui menacerait de s’écrouler. Mais les murs des Compagnons de la Pierre Sèche tiennent bon, et il suffit de se rendre sur le terrain pour s’en rendre compte. Du côté de Concise, par exemple, on trouve un magnifique mur, haut d’un 1m60 et long de 230 m, réalisé au tournant du millénaire : 80 jours, pas un de plus, pour achever ce chantier pharaonique, l’une des plus belles réalisations de l’équipe à n’en pas douter, avec ses voutes et ses différents ornements. Autre carte de visite des Compagnons, l’aménagement du parking de l’Hôpital de St-Loup, avec comme point d’orgue un remarquable tumulus de pierre. Dans toutes les différentes réalisations des Compagnons de la Pierre Sèche (on en compte plus de tente), il y a le souci permanent de la qualité, à la fois esthétique et technique. Pour être beau, un mur doit être à la fois solide et équilibré, mais aussi s’intégrer parfaitement dans son environnement. Des mousses, ou de petits végétaux viennent s’incruster dans les interstices ? C’est tant mieux, car le mur se fondra ainsi parfaitement dans cette nature, dont il fait partie. Quand il se remémore les débuts, Thierry Carbonell esquisse un sourire : « ce n’était vraiment pas gagné d’avance ; au début, on me prenait un peu pour un fou, ou au mieux pour un original. Nous avons peu à peu gagnés le respect des gens, et leur regard a progressivement changé. Aujourd’hui, on fait appel à nous pour nos compétences ». L’ensemble de l’équipe ne tarit pas d’éloges sur leur responsable, et Christian de me confier, à mi-voix :

« M. Carbonell est quelqu’un de très important pour nous : il nous a beaucoup appris, et c’est une grande chance de pouvoir travailler avec lui ! » Un respect qui est partagé par tous les compagnons, avec des mots qui sonnent vrais, là, au milieu de la forêt.

Philippe muller